Singapore’s Travel Tour – Bonnes Adresses

Marina Bay
Marina Bay

Dans la continuité de notre page spéciale Singapour, je vous fais part de quelques bonnes adresses endogènes, si l’envie certaine de rejoindre la capitale de l’Asie du Sud-Est se fait sentir de manière prégnante.

Se reposer

Marina Bay
Marina Bay

Si vous avez le compte en banque suffisamment rempli, trois choix s’imposent alors à vous. Et il sera difficile de choisir votre époque et style de prédilection. Le premier, le Fullerton Bay Hotel, adopte un design ultra-contemporain et se situe juste en face de la skyline, de façon à ce que vos petits petons sortis de l’immense piscine puissent admirer la vue impressionnante depuis la terrasse, des chambres ou du restaurant. Pas vraiment le coup de cœur, mais il est dans la droite ligne des hôtels actuels avec immense lobby inchauffable et retravaillant le style des parties anciennes. Si, dans un hôtel, vous ne pensez qu’à dormir, le Fullerton est fait pour vous !

Le second, le Raffles Hotel, est d’esprit colonial, alors à vous de vous prendre pour un acteur américain en saharienne tel Clark Gable ou pour un personnage de Marguerite Duras. Ici tout est intact depuis 1900, des palmiers aux malles et rocking-chair en rotin en passant par les ventilateurs et marqueteries asiatiques. Cet endroit plus qu’atypique et inoubliable est parfois considéré comme le plus bel hôtel au monde, à n’en pas douter il est unique et dépaysant à souhaits !

Raffles Hotel
Raffles Hotel

Pour la palme du rooftop le plus improbable, direction le Marina Bays Sands, symbole du Singapour conquérant et prouesse architecturale incompréhensible que ce long bandeau de verdure et d’eau fraiche posé en équilibre entre deux tours aussi laides que la piscine est belle.

Si vous préférez vous dépayser en restant à Versailles tout en mirant les palmiers optez pour le So (Sofitel de luxe pour les non-initiés) d’un certain Karl Lagarfeld… Pour les fanas de nature et de design, foncez au Park Royal on Pickering avec ses façades ondulantes et végétalisées, et ses cabanes en bois aux couleurs acidulées posées au bord de la piscine. Une mise en scène astucieuse du 1m2 bâti = 1m2 de nature, norme obligatoire à Singapour. Le Capella au bâtiment colonial niché dans une partie de la forêt tropicale préservée et agrandi par Norman Forster se compose de suites et villas indépendantes et mêmes de 9 manoirs ! Le moyen de rester à la jungle à la deux pas de la ville.

Petits plats

Petits plats du Knolls au Capella Hotel
Petits plats du Knolls au Capella Hotel (photo DR)

La mégapole singapourienne n’a pas de plats typiques au vue de sa courte existence, mais du fait de son multiculturalisme, les saveurs varient et se mélangent pour former dorénavant un lieu de passage obligé pour goûter un mix de cuisine chinoise ou indienne retravaillée par des maîtres occidentaux ou des mets d’inspirations européennes confectionnés avec une touche asiatique.

Dans la jungle stylée du Capella se situe un petit bout de ce mélange, The Knolls, avec une préférence pour les viandes et pâtisseries. Pour une cuisine de tradition chinoise faite confiance à Daisy Seah et son fils Benjamin Seck afin de tester les mets les plus ragoutants en pensée qui s’avèrent succulents aux papilles. Des épices, des fleurs, des poissons et des choses bizarres qui vous permettront de frimer auprès de vos amis avec un selfie de kamikaze. Pour les réfractaires aux épices fortes et bestioles bizarres, dirigez-vous au True Blue pour gober de non moins étranges (pour beaucoup de monde mais familières pour tout Français) cuisses de grenouilles et foies gras accompagnés de légumes cuits à basse température. Une cuisine plus européenne qui remettra votre estomac en place avant un retour sur la France. En plus, le restaurant en bois est situé dans le parc botanique de Singapour, un havre de paix.

Autre mode à Singapour et autres destinations où il fait bon vivre grâce au climat singapourien adéquat pour bouger ses petites jambes bronzées à minuit, les « toits-terrasses-bars » en rooftop sont accaparés de force par tout branché expat, touriste ou singapourien qui se respecte, du Sky on 57 (en haut du Marina Bays Sands) au 1-Attitude sur le plus haut building de la mégalopole en passant pour le Loof. La musique électro y est aussi présente que les filles éméchées et les fils à papa pleurant leur carte gold perdue. En haut du Swissotel, un Frenchie, Julien Royer, concocte des lentilles du Puy et des crustacés africains, un concert mondial de mets savoureux à déguster en se pavanant devant la vue sur la baie et la voie lactée. Pour les personnes préférant la terre ferme par peur du vertige (le vrai, pas celui que l’on se découvre en voyant la note du plat du jour) il vous reste les petits cafés restaurants typiquement asiatiques, du balinais ou chinois en passant par l’indien coloré et le hallal indonésien. Les rizs et poissons y sont cuisinés de toutes les manières, du sucré au plus épicé à faire hurler un ninja aguerri.

Pour les jeunes hipsters le quartier traditionnel de Tiong Bahru est une sorte de Marais et Belleville réunis. Les cafés d’avant l’indépendance tenus par des papys jouant sur le trottoir sont désormais adossés à des bars et des concept-stores pour jeunes créatifs attirés par des loyers moins chers et un semblant de dépaysement (pourtant leur culture) du fait des changements rapides rencontrés dans le centre-ville. Une cuisine rapide, sur le pouce, pas chère et savoureuse.

Déambuler

Zoo de Singapour
Zoo de Singapour (photo DR)

Les galeries et musées sont de partout comme vous avez pu le constater dans l’un de nos précédents articles. Des Gillman Barracks au SAM le choix est vaste. Le Singapore Art Museum et le National Heritage Board semblent tout de même incontournables.

Autre endroit incontournable de tous les guides touristiques mais qu’il est tout de même important d‘avoir vu avant ses 50 ans est le jardin botanique suspendu, Bay South Garden renversant avec ses structures architecturales géantes formant des branches, des rizomes de ferraille et terres gagnées sur la mer reconnectant la ville à la nature tout en faisant un lien avec la culture et l’économie (car le jardin public est aussi un parc d’attractions)… Ils sont forts ses Singapouriens !

Au moment où le contemporain se fait trop présent, hélez un taxi qui vous conduira dans les recoins inconnus du grand public à la découverte des merveilles architecturales du vieux Singapour chinois, balinais ou malaisien, avec ses pagodes et temples bouddhistes, ses quartiers chinois fourmillant de surprises bien plus extraordinaires que les gadgets proposés dans les concept-stores. Sinon, demandez au chauffeur de vous conduire en pleine forêt protégée, entre mangroves et arbres plus que centenaires.

Faire flamber la MasterCard

Club 21 (photo DR)
Club 21 (photo DR)

Il ne faut pas l’oublier, à Singapour tout est fait pour dépenser de l’argent. Le business est partout. Les concept-store et malls poussent donc comme des champignons hallucinogènes. Les créations artistiques et plan-marketing sont là pour vous (et pour faire hurler votre banquier). Le Robinson’s est le plus vieux magasin de la ville, créé bien avant l’indépendance, il se donne aujourd’hui un coup de jeune pour venir concurrencer Cosmo et Colette avec une sélection des plus pointues et des espaces privés bien pensés. Si les grandes marques sont présentes avec leurs propres boutiques, les petits créateurs ne disposent pas encore d’une visibilité assez importante pour être reconnus des touristes. Blackmarket est un des seuls endroits où trouver les créateurs asiatiques de demain. Le Club 21 « b » offre à l’inverse de son grand frère le Club 21 (sorte de Galeries Lafayette singapouriennes) une vision non pas des grandes marques mais un panorama des petits créateurs du monde entier. Le Club 21 « Bazaar » est la version outlet des deux premiers avec de fortes réductions. Ong Shunmugan est une des seules créatrices natives de Singapour et travaillant à la réinterprétation de tissus et de coupes traditionnelles asiatiques (coton japonais, couture chinoise, batiks indonésiens…).

Skyline
Skyline

Bref, Singapour est un lieu sympathique à souhait, assez vaste pour s’y perdre et y découvrir ses propres cartes postales et bien fourni pour s’y loger quelques jours en toute tranquillité, car malgré le foisonnement permanent, n’oublions pas que Singapour ne tire pas son surnom de Suisse asiatique que pour son économie !

Bon voyage à toutes et à tous et faites tournez vos bonnes adresses en commentaires !

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