Les meilleures villes de France – Part 2 – Nord-Est et Sud-Est

Vous rêvez de changer d’air ? Vous voulez trouver un cadre agréable avec des possibilités de travail importantes ? Selon vos désidératas la culture est aussi importante que la possibilité de créer votre entreprise ? Les écoles pour vos enfants doivent être aussi bonnes que les transports en commun performants ?

 

Le Dandy Libéré tente un classement à partir de cet ensemble de critères disparates mais si obligatoires à vos et à nos yeux. Triez en deux catégories « Cadre de vie » et « Emploi », ce classement omet Paris et l’Île-de-France qui est de loin la « métropole-région » la plus attractive de l’Hexagone du fait de la prédominance centraliste parisienne voulue depuis des siècles. Une mégapole comme aurait dit nos profs d’Histoire-Géo.

Mais avec la perspective du recoupage des régions, celle de la création de métropoles plus indépendantes, avec l’anti parisianisme toujours présent aux quatre coins de la France, avec le cadre de vie agréable de préfectures de taille moyenne, avec des croissances fortes dans les grandes villes et des possibilités de travail et d’avenir meilleur en province ce classement s’imposait.

 

Réparties en 4 régions : Nord-Ouest, Sud-Ouest, Nord-Est et Sud-Est au total une trentaine de villes se distingue, 6 ou 7 par grande région et part catégorie. Forcément certaines villes de grande importance sont parfois écartées car ne répondant pas à tous les critères, mais le constat laisse tout de même un goût amer : les têtes de gondoles (Bordeaux, Toulouse, Lyon, Nantes…) tirent leur épingle du jeu. Seules quelques villes de taille intermédiaire se défendent bien (Angers, Antibes, Caen…) les autres souffrant de la fuite des capitaux et des habitants vers les banlieues des métropoles. Dommage, certaines petites villes sont en plein développement économique et proposent un cadre de vie des plus agréable. Pour cela nous vous proposons pour chaque région quelques unes de ces petites préfectures en plus de notre palmarès, comme étant des villes en devenir.

 

Motifs de choix :

  • Le cadre de vie : un temps agréable, des transports en commun nombreux et performants, une vie culturelle et festive forte, des écoles de haut niveau, un accès facile aux soins médicaux en tous genres, des prix immobiliers (location ou achat) attractifs, une délinquance faible, un sentiment de sécurité, un accès aux biens de consommation immédiat, l’éloignement de sites dangereux (SEVESO, centrales, raffineries…), des espaces verts.
  • Pour la partie économie : un marché du travail dynamique, des activités dans tous les secteurs, des possibilités de déplacements rapides (gares TGV, aéroports, ports…), des CSP+ en grand nombre, de la recherche, de l’investissement, des dispositifs d’aides à l’embauche et la création d’entreprise, un faible taux de défaillance d’entreprise, des perspectives rapides d’évolution, une dynamique de la ville, une perspective sur l’avenir de la ville.

 

NORD-EST

(Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Champagne-Ardennes, Lorraine, Alsace, Bourgogne, Franche-Comté)

Palmarès du cadre de vie

  • Dijon
  • Nancy
  • Strasbourg
  • Lille
  • Metz

 

Dijon n’est pas assez reconnue à sa juste valeur. Seule ville importante de toute la Bourgogne ( !) bénéficie d’un environnement naturel très plaisant, entre monts du Morvan et bords de Saône bénéfiques aux meilleurs vins (les climats de Bourgogne viennent classés à l’UNESCO). On trouve tout à Dijon : activités culturelles et commerciales, services de santé efficaces, universités et bonnes écoles le tout dans un climat de sécurité incroyable. Enfin, l’immobilier n’y est pas trop élevé à la location comme à l’achat. Niveau transport son nouveau tramway fut un attrait bien venu. Dijon peu se targuer d’être une ville durable comme Strasbourg, capitale française du vélo et de l’esprit écolo. Nancy truste la deuxième place grâce à un cadre de vie agréable, un patrimoine généreux et des services bien présents. Strasbourg et Lille, les mastodontes du Nord-Est pâtissent de prix de l’immobilier élevés et d’une délinquance forte. Mais elles restent très agréables. Leurs centres-villes historiques sont des centres de vie et d’activités très prisés. Au niveau culturel, Lille fait figure d’exemple à suivre avec le succès continu post Capitale européenne de la Culture en 2003. Son musée des Beaux-Arts, son Tri-Postal ou les exposition de Lille 3000 sont à voir absolument. Strasbourg est moins dotée de ce côté là mais compense par de meilleurs services médicaux. Metz, Reims ou Troyes sont aussi très prisées. De plus petites villes semblent se décrépirent à l’image de Mulhouse, Amiens ou Valenciennes et Auxerre. Besançon semble dans une dynamique inverse. Malgré un manque d’activités criant et un taux d’insécurité élevé, Besançon fait des efforts notables pour sortir de se marasme. Les petites villes du Val-de-Saône (Chalon, Beaune, Mâcon, Tournus…) pourtant coincées entre Dijon et Lyon semblent faire du domaine vinicole un produit porteur pour attirer de nouveaux habitants et activités ou commerces. Il en est de même pour les petites villes alsaciennes (Colmar, Molsheim, Altkirch…) gravitant autour de Strasbourg ou proche de la Suisse, et des villes de Champagne proche de Paris (Nogent, Chalons…). Le Nord-Est de la France comporte le plus fort taux de pauvreté. Les régions du Nord (Calais, Lens, Douai, Arras, Boulogne, Saint-Quentin, Beauvais, Charleville-Mezières, Hénin-Beaumont, Maubeuge, Sarreguemines…), des Vosges (Épinal, Saint-Dié, Sarrebourg…) et de Bourgogne-Franche-Comté (Nevers, Auxerre, Sens, Dôle, Montbéliard, Montceau-les-Mines, Le Creusot, Sochaux…) sont de véritables mouroirs à ciel ouvert, miroirs de l’oubli et du mépris français pour ces régions agricoles ou anciennement industrielles. Ne cherchez pas de salles de spectacles ou de commerces, encore moins de services de santé spécialisés. Au mieux vous aurez de vastes complexes d’hyper-marchés… Désolant et révoltant.

Palmarès économique

  • Lille
  • Strasbourg
  • Dijon
  • Metz
  • Nancy, Colmar

 

Cette fois Lille et Strasbourg sont bien en tête et devance Dijon. Lille et Strasbourg bénéficient à plein régime de leur position frontalière. Lille dialogue avec Bruxelles, Amsterdam ou Londres. Strasbourg navigue avec Berlin, Francfort et Bâle. Dijon, elle, est à mi distance de Paris, Lyon et Bâle avec son nœud ferroviaire va jusqu’en Italie ou Allemagne. L’emploi est toutefois assez pauvre à Lille comme Strasbourg. Lille est riche mais ses communes limitrophes sont très pauvres (Roubaix…). Le taux de chômage est élevé à cause d’un nombre important de personnes peu qualifiées (ouvriers licenciés…). Malgré tout son pôle universitaire est performant et l’aide au développement d’activité y est favorisé. Strasbourg et Dijon sont beaucoup plus riches que Lille mais offrent moins d’opportunité pour créer ou développer correctement son activité. Les lorraines Metz et Nancy sont en pleine forme dans des régions pourtant pauvres et délaissées. Colmar est elle aussi dynamique du fait de sa proximité avec Strasbourg et frontières suisse et allemande. Le Nord-Est reste néanmoins une région principalement industrielle. Quand l’activité est là c’est bon, à l’image de Mulhouse, Montbéliard ou Sochaux avec Peugeot et ses sous-traitants, Valenciennes avec Toyota, Beauvais avec Massey-Ferguson. Quand les usines ou mines ferment c’est la débandade rapide. Lens, Maubeuge, Calais, Arras, Dunkerque, Douai, Sens, Auxerre, Forbach, Nevers, Le Creusot et bien d’autres non pas sues rebondir et sont en plein marasme économico-financier. Ce cercle vicieux semble inévitable et impossible à juguler malgré les efforts (Musée du Louvre à Lens, TGV à Monceau-les-Mines-Le Creusot, volontés politiques diverses par des aides à l’embauche ou création d’entreprise…). Reims, Troyes et Amiens s’en sortent tant bien que mal. Cette immense région Nord-Est est donc la moins attractive de l’Hexagone.

 

SUD-EST

(Rhône-Alpes, Auvergne, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse)

Palmarès du cadre de vie

  • Aix-en-Provence
  • Clermont-Ferrand,
  • Lyon, Grenoble, Annecy
  • Nice
  • Marseille, Antibes, Bastia

 

Avec seulement désormais trois régions, le Sud-Est est sans conteste possible la région provinciale où il fait le meilleur vivre et travailler. Entre montagnes et mer le Sud-Est bénéficient de nombreux atouts naturels. En haut du classement Aix-en-Provence gagne la bataille grâce à son style de vie provençal mais riche. Avec ses musées et activités culturelles de premier ordre (Musée Granet, Caumont, Festival…), ses universités, une sécurité assez préservée, un niveau de vie élevé, un climat excellent, des services notables et des commerces partout, Aix n’est pas qu’une halte pour des vacances. Seul bémol : des tarifs dans l’immobilier complètement indécents. L’exclusivité à un prix. Plus surprenant, Clermont-Ferrand malgré une offre culturelle passable (elle concourt tout de même pour être Capitale européenne et à l’UNESCO) offre un cadre de vie agréable. Non tout n’est pas noir dans la capitale volcanique. Le centre-ville axé autour de la Cathédrale et de la Place de Jaude ??? est très attractif pour s’y promener, acheter divers produits ou s’y loger – l’immobilier y étant vraiment pas cher. Les équipements et services de santé sont nombreux et soignent toute la région Auvergne. Les transports sont efficaces et les stations de ski accessibles en 1h. Viennent ensuite les grandes villes (Lyon, Marseille, Nice) mais aussi de plus petites villes. Annecy est un peu l’Aix-en-Provence en modèle réduit et version savoyarde. Prix de l’immobilier indécents, cadre de vie impeccable, elle pèche par son manque criant d’activités culturelles de choix. Grenoble et Lyon sont de grandes villes agréables à vivre. On y trouve tout – transports, commerces, musées, services… Mais aussi un fort taux de pollution. Lyon est entouré de sites SEVESO (centre de recherches médicales P4, raffineries de Feyzin, centrales nucléaires…). Grenoble encaissé dans la vallée est souvent étouffée. De plus les centres-villes de ces deux villes sont invivables l’été, tellement ils y font chaud. La délinquance y est par ailleurs assez élevé dans certains quartiers et banlieues (Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Saint-Fons, La Duchère, Villeneuve, Saint-Martin-d’Hères, Échirolles…). Un constat d’insécurité qu’elles partagent avec Nice et encore plus Marseille. La Méditerranée est un attrait forcé pour toutes les villes côtières et corses (Antibes, Bastia, Ajaccio, Cannes…). Force est de constater que la délinquance est assez présente dans toutes les régions urbaines du Sud-Est mais elle y est encore pire dans certaines villes de Provence (Aubagne, Grasse, Avignon, Draguignan, Toulon, Salon-de-Provence…). La Corse reste un paradis naturel incontournable pour qui préfère les herbes sèches et le soleil au shopping et expositions. les régions montagneuses (Massif central et Alpes) sont à réservées aux plus ermites d’entre-vous.

Palmarès économique

  • Lyon
  • Aix-en-Provence
  • Grenoble
  • Annecy, Antibes
  • Marseille, Clermont-Ferrand

 

Là encore, le Sud-Est est la principale région fournisseuse d’emploi et créatrice d’entreprises. À elle seule, la nouvelle super région Rhône-Alpes-Auvergne peut se targuer d’être à égalité de richesses et d’emplois avec l’Île-de-France. Avec les trois aéroports les plus importants de province, le Sud-Est bénéficie aussi d’un réseau de communication efficace, avec le Rhône (navigable et longé par l’A7), des ports (Marseille, Toulon, Nice…) créant des liaisons avec tout le bassin méditerranéen, des réseaux avec la Suisse et l’Italie (Genève, Lausanne, Turin, Milan, Gènes…). Le tourisme est aussi une source de revenus importants pour la Provence et les massifs alpins et puys. Lyon arrive première du fait de son encrage datant du Moyen-Âge avec des routes et chemins de fer allant au Nord (Dijon, Paris, Strasbourg, Londres, Bruxelles), à l’Est (Suisse, Turin, Milan, Venise, Florence, Munich) et au sud (Marseille, Nice, Montpellier, Barcelone). Un axe majeur de communication qui fait de la seconde ville de France la ville dans laquelle il faut travailler ou implanter son activité. Les membres du Dandy Libéré y sont d’ailleurs basés – ce qui en fait un argument de poids avouez-le ! Ville en plein essor, Lyon recrute dans de nombreux domaines. Pionnière dans les domaines pharmaceutiques et de recherche scientifique plusieurs multinationales y ont leurs laboratoires et QG (Boiron, Sanofi, Virbac…). La chimie est aussi très importante (Total, Rhône-Poulenc…). L’informatique est aussi de la partie. Les banques et assurances sont aussi à Lyon (LCL, Swiss Life…). Les services représentent une grosse part des embauches. Le secteur industriel est encore présent. Les immeubles poussant comme des champignons, le secteur du BTP est un gros demandeurs d’emplois. Les cadres et jeunes qualifiés dynamiques sont très recherchés, mais de nombreux services ou magasins sont aussi à la recherche de personnes compétentes. Les écoles et formations y sont du meilleur niveau (ENS, ENSBA, EM Lyon, ISCOM, La Mâche, univeristés…). Aix-en-Provence se targue des mêmes arguments que Lyon mais doit partager le morceau de gras avec Marseille qui déçoit. Grenoble et Annecy sont très intéressantes pour les qualifiés. Grenoble par exemple est spécialisée dans les nanotechnologies et l’informatique. Les écoles supérieures n’ont rien à envier à celle de Lyon. Antibes et son pôle de Sophia-Antipolis (Centre de design européen de Toyota, R&D…) grappille pas mal d’emplois à Nice. Clermont-Ferrand arrive à se placer dans le palmarès malgré la prépondérance maximale de Michelin. Toulon s’en sort honorablement tout comme Saint-Étienne ou Chambéry. Mais certaines villes paraissent tout de même exclues de cette dynamique incroyable. Roanne ou Thiers sont désindustrialisées, Aurillac, le Puy-en-Velay ou Gap trop excentrées, Aubagne, Arles, Grasse, Fréjus trop gangrénées par la corruption et la délinquance pour s’en sortir et attirer de potentiels investisseurs. La Corse joue à fond la carte touristique tout comme les stations de ski. La vallée de l’Arve (de Chamonix à Annemasse en passant par Cluses et Sallanches) a su rebondir avec sa spécialisation industrielle haut de gamme, un bon exemple à suivre pour nombre de régions françaises sinistrées.

 

Conclusion

 

Les grandes villes attirent de part leurs activités et services mais aussi et surtout pour l’emploi. Mais on peut remarquer que certaines villes de tailles moyennes tirent admirablement bien leur épingle du jeu que certain croient pipé. Angers, Clermont-Ferrand, Colmar, Bayonne, Pau sont ainsi de belles surprises. Les meilleurs villes sont néanmoins celles qui offrent le plus de choix possible dans les secteurs d’activités et ont de grosses entreprises jouant le rôle d’aimant. Industries, services PME sont donc le ferment essentiel d’attraction. Mais si la ville bénéficie d’un cadre de vie agréable et de services performants et activités en tous genres ce n’est que mieux.

 

Le Top du Dandy Libéré :

 

  • Lyon
  • Bordeaux
  • Toulouse
  • Lille, Nantes, Montpellier
  • Grenoble, Dijon, Aix-en-Provence
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