Insolite – Le fromage : nouveau mode de chauffage collectif !

Non, non, ceci n’est pas un article du Gorafi ! Ce que vous allez lire est bien réel ! Et plus sérieux que l’on y pense.

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le fromage – ou plutôt ses dérivés et rejets – peut être une source d’énergie produisant des gaz capables d’être transformés en électricité. Si l’image de voir son saint-marcellin ou son camembert finir dans nos radiateurs fait sourire, les scientifiques et quelques géo trouvetous ont réussi à expliquer que la production et l’affinage de nos fromages et du beurre émettent des lactosérums (le petit-lait, pour faire simple) qui une fois mélangés avec certaines bactéries produisent par un effet physique et la magie chimique la digestion anaérobie, c’est-à-dire du gaz pouvant chauffer en grande quantité.

 

Mais qui peut bien produire cela ? Des hippies zadistes reconvertis en agriculteurs du dimanche dans le Larzac ou Notre-Dame-des-Landes? Eh bien pas du tout ! L’initiative vient de chercheurs, d’agriculteurs et d’une poignée d’entrepreneurs savoyards organisés en PME coopérative. Ainsi, à Albertville, Valbio, petite entreprise qui voit grand, a construit une usine qui regroupe le petit-lait des agriculteurs locaux et qui produit tout de même 2,8 millions de kilowatt-heure, soit une capacité en électricité pour 1500 personnes, soit l’alimentation en totale autonomie de la population d’un petit village d’alpage.

 

Valbio, créée par l’Union des producteurs de beaufort, qui en est encore à la phase d’expérimentation, a déjà ouvert des usines tests dans toute l’Europe et au Canada. Une idée donc pas si farfelue que cela. Les investisseurs commencent eux aussi à se pencher sur le problème. Seul bémol, relevé par un journaliste du Christian Science Monitor (journal scientifique américain), « le prix du lactosérum fluctue et son transport coûte de l’argent ». En effet, ce petit-lait peut aussi et surtout servir de nourriture aux animaux (mélangé dans les farines) ou comme engrais naturel. Si, en France, la méthode est positive, elle l’est du fait que l’électricité produite est rachetée à prix d’or par ErDF. Dans d’autres pays ce ne sera probablement pas le cas. Les agriculteurs préfèreront donc vendre leur petit-lait à Monsanto plutôt que de se chauffer gratuitement avec. Mais qu’à cela ne tienne, les Savoyards sont de fortes têtes : ils prévoient de s’agrandir et d’ouvrir des centrales en Australie, en Uruguay et au Brésil !

 

En résumé, si les vaches émettent du méthane qui détruit la couche d’ozone (mais que font les Verts ?!?!), leur bon lait permet aussi de nous chauffer écologiquement rendant ainsi obsolètes les centrales nucléaires et mêmes les éoliennes ! Dilemme donc… Est-il préférable de construire d’immenses étables pour milliers de vaches pétantes et centres d’affinage ou de persévérer dans le nucléaire ? Cécile Duflot et Nicolas Hulot n’avaient jamais songé à une telle idée !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :