Kerala Dust – The New Nicolas Jaar from London

Voici une petite découverte de Noël comme on les aime! Vous aimez Nicolas Jaar? Alors vous aimerez Kerala Dust, jeune musicien dj Made in Outre-Manche!

img_0977

BABY JAAR SAUCE DANCE-FLOOR

L’influence du New-yorkais franco-americano-chilien Nicolas Jaar est évidente: même atmosphère étrange, entre spleen et expérience inconnue, une lounge à base d’électronique, de basses, violons, pianos mais aussi de textes extraits de films de la Nouvelle Vague, décousus, retravaillés… Un baby Jaar me direz-vous. Même le physique est similaire. La rareté des photographies et interviews sont d’autres points communs notables. Mais à ce curieux mirage métaphysique, Kerala Dust nous rajoute une rythmique et des sons beaucoup plus dance, house, se référant plus au style des frères de Disclosure, dans leur performance d’être toujours à la limite du bon goût, de l’audible. On retrouve aussi un peu de The Dining Rooms et Gesaffelstein, des battements de musique africaine et de jazz, un soupçon de classique (Satie, Brahms…) et pionniers de l’électro (Cage, Henry…). La musique de Kerala Dust est un véritable melting-pot d’influences réunies pour le meilleur de nos oreilles attentives.

« Accompagnées par le tam-tam rugissant des tempêtes lointaines, invisibles, inconnues. Je veux que la nostalgie de ma présence alors te paralyse. » Maria Martins. Une citation qui pourrait incarner à merveille le son Kerala Dust!

LONDON BRUTALISTE

Sa base d’inspiration est le Londres brut, minimaliste, sauce béton HLM. Bienvenue à Southbank, quartier excentré que l’on rejoint par un tunnel immense de solitude. Ainsi, Kerala Dust déclare à MixMag : « L’architecture brutaliste autour de Southbank a un romantisme étrange – c’est un gout qui s’apprend. Ces poussées de béton gris collées les unes aux autres pour créer des immeubles fonctionnels, imposants et accueillants à la fois. L’étendue du centre ville semble étrangement distante depuis là, comme un goût atténué du strass du weekend à Londres – assister, spectateur lointain, au faste de la nuit du centre ville londonien. »

Sa musique est froide, dure, rigide et les voix répétitives comme des prières de chapelets ne font qu’accentuer l’ambiance prégnante de Motions, EP sorti le 15 décembre.

img_0980

Kerala Dust est aussi amateur de cinéma comme le prouve son Instagram empli de photos de films, de la Grande Bellezza aux westerns de Clint Eastwood. La mode, le design et les grands espaces désertés de toute habitation humaine forment d’autres parties de son univers et font forces de cette musique œuvre-testamentaire d’un jeune homme doué et à suivre sans plus tarder!

img_0979

EP Album Motions à retrouver dans toutes les bonnes crémeries et sur iTunes dès maintenant.

Photos MixMag, DR et Instagram de Kerala Dust.

Antoine Chevasson

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :