Hamon – Ne pas rembourser la dette, c’est la pauvreté pour tous!

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Le candidat gagnant à la Primaire citoyenne, Benoît Hamon, annonce vouloir ne pas rembourser la dette française s’il est élu à la Présidentielle 2017. Un choc et un constat: la gauche n’a plus les pieds sur terre, mais surtout annonce la pauvreté pour tous. C’est peut-être ça l’égalité des chances, va savoir.

HAMON LE FATALISTE

Benoît Hamon est le seul candidat – qui plus est d’un grand parti politique (si le Parti Socialiste l’est encore) – à annoncer la faillite de l’État français! Car ne vouloir rembourser ses emprunts c’est avouer que l’on n’a plus les moyens de financer le fonctionnement du pachyderme centralisé qu’est l’État. C’est aussi avouer que la croissance ne repartira pas de sitôt. Autant de mauvaises nouvelles qu’un candidat normal constate mais souhaite effacer, dépasser pour relancer son pays. Benoît Hamon se fait donc le candidat du déclin fataliste et inexorable. Pas de solution pour lui. C’est la mort de l’État français. Et en sourdine celle de tous les Français.

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LA FAILLITE DE L’ÉTAT FRANÇAIS

Car la dette, c’est d’un côté un prêt et de l’autre une obligation de le rembourser. Ne pas vouloir rembourser ses créanciers c’est admettre la faillite du pays, à l’image de la Grèce, et jouer au voleur. Il faut savoir que la dette française est détenue à 65% par des étrangers (banques, États, entreprises…) et à 35% par les citoyens français, notamment via les assurances vie. Renoncer à honorer ses engagements, c’est admettre la sortie obligatoire de l’union monétaire de l’Euro. Car contrairement à la Grèce, les autres pays européens refuseront d’aider un pays de 66 millions d’individus. Les caisses européennes seraient incapables de résister et feraient faillite à leur tour. La France devra donc sortir de l’Euro et revenir à une monnaie subitement et fortement dévaluée. Nous en venons au même constat que celui du retour au Franc de Marine Le Pen.

Ne pas vouloir rembourser, c’est aussi le constat que les dépenses publiques sont trop importantes et, de fait, insurmontables… Il y a meilleur bilan et meilleur programme. C’est aussi constater que la croissance n’est pas au rendez-vous et ne le sera pas pour un bon bout de temps. C’est à dire que les impôts et la consommation, les ventes, le marché intérieur et les exportations ne pourront plus compenser les dépenses de l’État.

UNE PAUPÉRISATION DES FRANÇAIS

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Tout cela signifie qu’il n’y aura plus d’emprunts possibles (ou à des taux beaucoup trop élevés) simultanément liés à une baisse de l’activité économique. Les entreprises et investisseurs, multinationales, banques retireront leurs billes, délocaliseront en masse. Les Français se retrouveront sans emploi, sans ressources. Cette récession deviendra corollaire à une baisse de la consommation des ménages et un fonctionnement ralenti des entreprises. Cette baisse du PIB entraînera une baisse du PNB, c’est à dire du niveau de vie des Français. Le pays se paupérisera à vitesse grand V du fait de l’hyperinflation.

L’État ne pouvant plus fonctionner, ses travailleurs seront mis au pain sec. Les fonctionnaires et élus ne seront plus payés. Les régimes spéciaux pourront gueuler, ils en subiront les conséquences comme les autres. Encore plus grave pour un candidat de gauche, Hamon avec cette promesse de campagne, met fin aux aides sociales – pourtant socle de la pensée humaniste revendiquée du PS. Les chômeurs, bénéficiaires des diverses allocations et aides d’État ou locales n’auront plus rien. La Sécu sera démantelée aux profits des assurances et complémentaires qui verront leurs tarifs inaccessibles. L’éducation des enfants sera réduite au maximum, professeurs en nombre minimum comme leurs revenus. Le fonctionnement des établissements mis à la cure. C’est la fin de pans entiers de la République qui disparaîtront. La pauvreté et les niveaux de vie, d’éducation, de culture, d’approvisionnement en biens de première nécessité exploseront. Tout comme la contestation. PIB et PNB en berne, voilà la volonté de Benoît Hamon se revendiquant du peuple, proche des pauvres gens.

SOYONS SÉRIEUX

Comment, dans ces conditions, financer un revenu universel, un salaire de 700€ pour tous? Faire appel au FMI et à la BCE? Ces organismes prêteurs proche des pensées rationalistes, rigoristes et capitalistes n’accepteront jamais et préfèreront ponctionner les économies, les petits bas de laine des Français. Il n’y a qu’à voir les conditions actuelles de la Grèce, toujours comateuse, ou celles des États africains à la botte des systèmes de financements et de régulations occidentaux (voir les constats édifiants d’Aminata D. Traoré rapportés dès les années 1990 dans son livre, L’Étau). À moins que la crise globale (politique, économique, sociale et sanitaire) n’entraîne carrément la guerre civile. À moins que les États ou entreprises étrangères ne veuillent se venger via des embargos, des taxes d’importations/exportations, ou pire, via les bombes et un régime spécial.

Le non remboursement de la dette est impossible, tout comme le revenu universel à 700€ infinançable. Benoît Hamon préfère vendre de la poudre aux yeux sans en dévoiler les conséquences déplorables pour ses électeurs floués et l’ensemble des Français. Plutôt que de se résoudre à la faillite du pays, ne sera-t-il pas plus responsable de vouloir le rebâtir, le relever, redonner confiance et envie aux Français?

Antoine Chevasson

Photos DR, Benoît Hamon

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