Nature – 3 rapaces à observer cet été

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Vous connaissez tous les faucons pèlerins, les buses communes, l’aigle royal, le milan ou les chouettes hulottes et effraies mais il existe d’autres espèces moins connues mais vivant paisiblement en France métropolitaine.

 

FAUCON ÉMERILLON
Falco columbarius

 

Description : Mesurant environ 30 cm et en vol 60 cm, l’émerillon est le plus petit des faucons. Son pelage ventral est beige moucheté de tâches verticales brun foncé et de petites parties blanches (plus importantes chez les femelles) alors que son front et ses ailes repliées sont noirs. En vol, elles sont pointues, noires tachetées de blanc. Bec et yeux noirs profonds. La queue est divisée en bandes noires et blanches dont la dernière, à l’extrémité, est plus large chez les mâles.

 


Visibilité et comportement : Dans la majorité des régions françaises sauf en haute montagne (Alpes, Pyrénées), il se cache dans les landes, prairies et zones cultivées, parfois en bord de zones humides (marais, bords de mer). On le voit en vol de jour mais est difficile à différencier des autres faucons si ce n’est par sa taille modeste. Ses piques incisives ou sa chasse en rase-mottes et en couple à la recherche de petits oiseaux (alouettes…) font de lui un excellent chasseur. Sa principale différence réside dans son instinct migratoire (que n’a plus une bonne partie des rapaces français): il ne vient que pour l’hiver et ne niche pas dans l’Hexagone.

CHOUETTE CHEVÊCHETTE
Glaucidium passerinum

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Description : Minuscule, elle n’est pas plus grosse qu’un merle (15 cm)! Ailes déployées c’est à peine 35 cm… Sa petite tête au front plat lui donne une ligne encore plus râblée, cette dernière est brune, rousse ou grise tachetée de blanc, comme ses ailes et son dos. Ses cercles faciaux sont gris et ses gobilles jaune vif, alors que son bec se fond dans le plumage. Le ventre est blanc avec quelques striures brunes éparses. Sa queue fine mais longue est souvent relevée et se balance de haut en bas.

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Visibilité et comportement : Selon les livres et spécialistes cela varie. Selon La Hulotte (magazine spécialisé) la chevêchette se trouve partout en France ou quasi alors que des guides grand public l’annoncent principalement dans les massifs montagneux forestiers de l’Est (Vosges, Alpes, Jura). De toute façon, seules la patience et la chance vous permettront de la repérer facilement. Sinon prenez un guide (humain) et armez-vous de bonnes jumelles et des gri-gris porte-chance face à un conifère étêté ou une branche solide. Elle loge dans des nids confectionnés par d’autres dans les troncs (faits par des pics) et pond ses 5 œufs, environ, en avril-mai que la femelle couve un mois pendant que le mâle nourrit la famille. Les ados quittent le nid dès juin-juillet. Sa technique de chasse consiste en de longues périodes de repérage, cachée dans les conifères, avant de plonger à la vitesse de l’éclair.

HIBOU MOYEN-DUC
Asio otus

Hibou moyen-duc Asio otus Long-eared Owl

Description : Moins célèbre que le Grand-duc le Moyen est pourtant visible plus facilement du fait de sa sédentarisation dans tout l’Hexagone (il n’y en n’a pas en Corse). Comme son nom l’indique sa taille se situe dans la moyenne (35-40 cm de longueur et 85 cm à 1 m d’envergure). Ses aigrettes (petites « oreilles » – qui n’en sont pas – sur le sommet du crâne) sont assez longues alors que son disque facial incomplet beige (dans lequel se situe ses réceptacles auditifs) est barré de front brun et blanc et bec noir. Ses pupilles sont oranges. Le dessous fauve jaunâtre rayé de noir s’oppose au dessus plus foncé, roussâtre ou gris.

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Visibilité et comportement : Résident français, il est parfois rejoint par des congénères nordiques migrant vers des régions plus nourricières. Le Moyen-duc affectionne les milieux ouverts (clairières, champs, parcs, vergers…) mais aussi les forêts (plutôt de conifères) et se fiche de vivre en bord de mer ou en montagne (en-dessous de 2000 m). Malheureusement, il est nocturne et chasse dès le coucher de soleil. Seule possibilité de le voir de jour : repérer son reposoir en haut d’un conifère, somnolant immobile contre le tronc. En cas d’alerte il se fond dans le décor et prend la position d’une branche morte. Sa technique de chasse repose sur un vol à 1 m du sol et ses battements d’ailes lents et amples puis de brusques pirouettes, crochets, changements de direction, glissades puis saisie de la victime par ses serres avant de la déguster sur son reposoir, tête la première. Ses menus de choix sont les petits rongeurs (campagnols de préférence, musaraignes, souris) et petits oiseaux (moineaux, pinsons, merles, mésanges…) mais aussi de chauve-souris ou lapereaux. La reproduction a lieu en fin d’hiver ou début de printemps, la ponte se faisant généralement en mars (3-5 œufs); la femelle couve durant un mois dans un nid abandonné de pigeons ou rapaces (autour, buse, épervier), parfois de héron ou d’écureuil. À 3 semaines les petits se baladent sur les branches et volent à 4 semaines. Ils partent faire leur vie à l’âge de 3 mois.

En savoir plus:
Guides des parcs nationaux, offices de protection des animaux, livres (Poche nature, Artémis…) ou encore le dernier numéro de La Hulotte consacré à la chouette chevêchette.

photos DR

Antoine Chevasson

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