Les plus beaux villages de France #2

 

1 – Île-de-Ré (Charente-Maritime, Nouvelle Aquitaine)

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Il est impossible de détacher un village particulier tant cette île forme un incroyable et admirable ensemble architectural et paysager. Entre les bouts de terre faisant corps avec l’océan, les ruelles immaculées reflétant le temps changeant, les roses trémières berçant le passage des vélos, les petits ports animés, envahis de Parisiens et Lyonnais dès les premiers jours d’été, si calme mais rude et atlantique durant l’hiver, l’île-de-Ré est un havre de paix à deux pas de la belle La Rochelle. Voici quelques-uns de ces petits villages si caractéristiques et reliables facilement en vélos :
La Flotte-en-Ré, porte d’entrée de l’île depuis le continent est célèbre pour son fort Vauban en étoile, La Prée, dirigé non pas vers l’océan mais vers la ville de La Rochelle, régulièrement convoitée par les Anglais puis révoltée durant les Guerres de religion. La Rochelle étant un fief très important pour les Protestants, la ville fut assaillie et mise à sac par le fort rétais. La Flotte détient aussi les vestiges de l’abbaye cistercienne des Châteliers et l’église Sainte-Catherine.
Ars-en-Ré est connue pour être le fief des producteurs de sel dès le XIIe siècle. Entouré de ses marais salants le village blanc vêtu est dominé par son église médiévale Saint-Étienne (portail du XIIe et clocher du XVe siècle, mobilier rare) à la pointe noire et blanche élancée faisant aussi office de repère maritime pour les marins venus des pays nordiques en quête de ce sel unique. La grande salorge est aujourd’hui courue pour son marché fourni.
Quant à Saint-Martin-en-Ré, il est sans doute le port le plus connu des touristes en villégiature.
Les-Portes-en-Ré est aujourd’hui le Saint-Tropez rétais. Ici vivent les stars autour du petit marché quelques bars, de Luchini à Jospin, sans fard ni yacht, loin de tout.

2 – Montsoreau et Candes-Saint-Martin (Maine-et-Loire et Indre-et-Loire, Pays de Loire)

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À deux pas de Saumur, aux encablures de l’Anjou et de la Touraine, fleurant avec la Loire et les vignes, Montsoreau est un bel exemple de la douceur angevine. Si les amours tragiques de Françoise de Maridor et Bussy d’Amboise furent narrés par Alexandre Dumas, le château bien réel possède une architecture du XVe siècle mixant les souvenirs d’un château-fort et des éléments typiques de la Renaissance, dominant subliment la Loire changeante, tumultueuse. Les étroites rues du village nichent des belles demeures en tuffeau blanc si pur et jardins clos de murs et de vignes. Tout à côté, au « Saut dû Loups », nos ancêtres se blottirent dans des habitations troglodytes alors que les vignerons vous émoustilleront les papilles avec leurs vins (Saumur, Champigny, Crémant…) et champignons poussant dans la roche.
À 1 kilomètre de là, mais pas dans le même département, Candes-Saint-Martin n’a pas à rougir de sa voisine. À la confluence de la Vienne et de la Loire, il fut village de marins, lieu de passage obligatoire sur les deux cours d’eau très lucratifs avant de se tourner lui aussi vers le tourisme et le vin. Si Montsoreau a son château, Candes a sa collégiale fortifiée. Bâtie à la fin du XIIe siècle sur les fondations de la primitive église de Saint-Martin, évêque de Tours, hommage à l’évangélisateur de la Gaule dans un style gothique encore balbutiant, cette collégiale fut fortifiée durant le XVe siècle.
Poussez un peu plus loin pour rallier l’abbaye de Fontevraud, Chinon et les premiers châteaux de la Loire.

3 – Eguisheim (Haut-Rhin, Grand Est)

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Au cœur de vignes, ce village possède la caractéristique de s’étendre en cercles concentriques avec pour point central son château et pour limites ses remparts (aujourd’hui boulevards). Les ruelles et façades multicolores en pans de bois sont l’emblème d’une Alsace de carte postale. Tout est propre et figé dans un éternel resplendissement. Colombages, fontaines, fleurs, boutiques gastronomiques, vignes à perte de vue, cigognes… Le village est aussi le lieu de naissance du Pape Léon IX, alias comte Brunon d’Eguisheim – son château en possède les reliques. L’église à tour carrée spécifique recèle un divin retable en bois du XIIIe siècle représentant le Christ en majesté entouré de vierges folles.

Photos DR
Antoine Chevasson

 

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